En 2024, les véhicules autonomes de Waymo ont accumulé pas moins de 600 contraventions pour stationnement à San Francisco, générant une amende totale de 65 065 dollars, soit environ 59 654 euros. Ces infractions, bien que minimes par rapport aux 1,2 million de contraventions émises par la ville cette année-là, soulignent les défis auxquels les technologies actuelles et l’intelligence artificielle sont confrontées lorsqu’il s’agit de navigation urbaine.
Un défi pour l’intelligence artificielle
Stationner dans une grande ville peut représenter un défi même pour les conducteurs humains expérimentés, et les véhicules autonomes ne font pas exception. Les voitures Waymo, pourtant programmées pour éviter les obstructions et reconnaitre les règles de stationnement, se sont retrouvées en infraction à plusieurs reprises. La plupart de ces infractions sont dues à des temps d’attente prolongés près des stations Waymo, ainsi qu’à la difficulté de trouver des espaces de stationnement légalement disponibles à proximité des arrêts définis par les usagers de Waymo.
Des efforts pour régler les infractions
Malgré les intentions de bien faire, les Waymo doivent encore apprendre à respecter les nuances des lois de stationnement locales et les règles de la route non écrites. Ethan Teicher, porte-parole de Waymo, a précisé que les ingénieurs travaillent à améliorer continuellement les systèmes de contrôle des véhicules afin de prévenir ces situations et d’optimiser la fluidité du trafic.
Les infractions surviennent principalement lorsque les zones de chargement et de déchargement officielles sont obstruées, contraignant les véhicules Waymo à s’arrêter dans des zones non autorisées. Par ailleurs, les estimations signalent que bien que les Waymo aient causé des désagréments, ces infractions ne représentent que 0,05 % de tous les délits de stationnement signalés à San Francisco en 2024.
Les défis sociaux et légaux des véhicules autonomes
En dépit des contraventions, il émerge une réflexion générale : l’incapacité des voitures autonomes à toujours respecter les règles sociales implicites des routes pourrait indiquer la nécessité de perfectionner leurs « aptitudes sociales numériques ». Tant que l’IA ne reconnaîtra pas de manière constante ces règles, les véhicules autonomes risquent de susciter la frustration, voire des dangers, dans le réseau routier urbain.
De plus, les autorités américaines ne peuvent pour l’instant tenir responsables que les conducteurs humains pour les infractions de conduite. Cependant, dès juillet 2026, une nouvelle réglementation permettra à la police de documenter de nouveaux délits afin de tenir directement responsables les concepteurs de ces robots-voitures, modifiant la juridiction actuelle autour de la responsabilité d’accident.
L’avenir de l’autonomie sur les routes
Alors que les voitures Waymo continuent d’évoluer, il est évident que les prochaines années verront des améliorations visant à intégrer ces véhicules dans nos rue de façon plus harmonieuse. Il devient impératif pour les développeurs et les législateurs de travailler de concert pour que la technologie nouvelle devienne un atout durable et sûr pour tous les utilisateurs de la route.