Dans un contexte mondial où la transition vers les véhicules électriques est de plus en plus encouragée, une récente étude commandée par la Targobank révèle des tendances surprenantes chez les automobilistes. En dépit des pressions politiques et médiatiques pour adopter des solutions de mobilité plus durables, une majorité continue de privilégier les moteurs à combustion interne lors de l’achat d’une voiture neuve.
Préférence marquée pour les moteurs à combustion
Selon les résultats de l’enquête menée par Forsa auprès des conducteurs allemands début 2025, 31 % des répondants expriment une préférence pour les moteurs essence, un chiffre stable par rapport aux années précédentes. En parallèle, l’intérêt pour les moteurs diesel reste significatif, avec 14 % des sondés optant pour ce type de motorisation, ce qui représente une légère augmentation de 1 % par rapport à l’année précédente.
Ces chiffres s’inscrivent dans un contexte où 73 % des participants restent opposés à l’interdiction prévue des moteurs à combustion à partir de 2035, illustrant une résistance persistante aux changements imposés par les nouvelles réglementations environnementales.
État de transition vers les alternatives électriques
Bien que la volonté de passer à des systèmes de propulsion alternatifs ait peu évolué, l’étude indique que 29 % des personnes actuellement propriétaires de véhicules diesel ou essence envisagent un changement lors de leur prochain achat. Parmi ces alternatives, les hybrides sont en hausse. En effet, 19 % des répondants considèrent les hybrides comme une option viable, avec une préférence pour les hybrides rechargeables qui constituent 51 % de ce groupe.
En revanche, seuls 17 % des conducteurs se montrent intéressés par un véhicule entièrement électrique, tandis que l’idée d’acquérir une voiture à hydrogène attire très faiblement, avec seulement 1 % d’intérêt, une diminution de 2 % par rapport aux enquêtes précédentes.
Critères d’achat et financement
Les coûts initiaux d’achat et l’autonomie restent les principaux critères influençant le choix du type de motorisation, représentant respectivement 32 % et 29 % des décisifs selon les participants. En ce qui concerne le financement des nouveaux véhicules, plus de la moitié (53 %) indiquent préférer utiliser des fonds propres, tandis qu’environ un tiers (37 %) reste favorable au crédit ou au leasing.
Cette réticence à adopter des véhicules électriques intègre plusieurs facteurs, notamment le prix souvent plus élevé des modèles électriques, les incertitudes concernant l’infrastructure de recharge et la rapidité de développement technologique, qui peut rendre les véhicules rapidement obsolètes.
Impact à long terme sur le marché
Alors que le débat sur l’évolution des sources d’énergie pour la mobilité se poursuit, cette résistance à l’électrification en Allemagne souligne les défis que l’industrie automobile mondiale doit relever. Des investissements stratégiques dans la recherche et le développement ainsi qu’une sensibilisation accrue du public pourraient être nécessaires pour faciliter cette transition.
En parallèle, les constructeurs automobiles devront faire preuve d’innovation pour répondre à ces besoins variés tout en intégrant des fonctionnalités modernes qui attirent les consommateurs sensibles au développement durable, sans toutefois compromettre leurs préférences profondes pour des véhicules à combustion plus familiers.
Bien que l’évolution vers des mobilités plus vertes soit inévitable, le chemin vers son adoption universelle reste semé d’embûches, nécessitant une stratégie bien ciblée pour aligner consommateurs, législateurs et industriels autour d’un objectif commun de durabilité et d’efficacité énergétique.