Les escroqueries automobiles prennent une nouvelle tournure inquiétante avec l’utilisation non autorisée du nom de Porsche pour tromper les consommateurs. Des catalogues Porsche falsifiés, offrant des véhicules soi-disant issus de retours de leasing à des prix défiant toute concurrence, ont fait leur apparition. Cependant, ces voitures n’existent pas. Parallèlement, une arnaque vidéo met en avant un faux Elon Musk prétendant offrir une Tesla. Ces escroqueries sophistiquées soulèvent des préoccupations sur la sécurité des données et la protection contre la fraude.
Les fausses offres de Porsche
Un exemple frappant de cette nouvelle escroquerie est celui de Mathias A., qui a cru avoir trouvé une aubaine en recevant une offre pour une Porsche 911 GT3 à 118 000 euros, soit bien en deçà de sa valeur marchande habituelle. Le véhicule était proposé dans un catalogue affichant le logo et le style graphique typique de Porsche. Avant la livraison, Mathias A. devait verser un quart du montant total à une banque cooperatively basée à l’ouest de Cologne, une pratique rare pour une entreprise industrielle. De plus, les documents reçus manquaient de détails cruciaux, tels que les noms des dirigeants. Cette découverte l’a conduit à contacter Porsche qui a nié la possibilité d’une fuite de données intervenue directement de leur côté.
Dénonciation officielle de Porsche
Porsche a depuis publié un avertissement officiel, signalant que des acteurs malveillants utilisent le nom de l’entreprise pour effectuer ces arnaques à grande échelle. Les victimes potentielles sont incitées à signaler toute tentative suspecte de cette nature. Selon Porsche, ces individus ciblent à la fois les clients de Porsche reconnus et des inconnus, suggérant que les adresses e-mail auraient pu être obtenues d’une manière encore indéterminée.
Les dangers de la manipulation par IA et quishing
L’escroquerie ne se limite pas à l’utilisation frauduleuse du nom de Porsche. Une nouvelle technique, appelée « quishing », utilise de faux codes QR pour escroquer de l’argent via des bornes de recharge et des parcmètres. Ces codes, lorsqu’ils sont scannés par les victimes, transfèrent de l’argent directement aux fraudeurs sans fournir le service promis, comme une recharge de batterie à bas prix. De plus, l’utilisation de vidéos générées par intelligence artificielle à des fins malveillantes continue de croître, illustrée par le cas du faux Elon Musk promettant une Tesla gratuite contre un paiement préalable pour les frais douaniers.
Ces arnaques mettent en lumière l’évolution rapide des techniques de fraude, guidées par l’innovation technologique. Les consommateurs doivent faire preuve de prudence et vérifier minutieusement toute offre ou communication suspecte. L’urgence de sécuriser ses données personnelles et de se protéger contre les manipulations technologiques devient plus cruciale que jamais à l’ère numérique.